mardi 2 août 2016

JO de Rio - Les dignitaires du CIO face à la poudrière russe

Habituellement, les sessions du Comité international olympique (CIO) précédant les Jeux olympiques sont paisibles. On y évoque les sports candidats aux prochaines éditions et on salive à l'évocation des compétitions à venir. Cette fois, pas de douce quiétude car le CIO est empêtré dans l'épineux dossier russe. A soixante-douze heures de la cérémonie d'ouverture, un panel de trois de ses membres planche ainsi sur la liste des sportifs russes autorisés à concourir, pour éventuellement l'amender encore, à la lumière du rapport McLaren qui a dévoilé le 18 juillet les rouages du système de dopage d'Etat russe.

Et parmi les sportifs russes déjà exclus par leurs Fédérations internationales respectives, appelées à jouer le rôle de «sélectionneur» par le CIO le 24 juillet, nombreux sont ceux qui n'acceptent pas cette sanction et font appel au Tribunal arbitral du sport de Lausanne, actuellement délocalisé à Rio, pour être repêchés. Lundi soir, ils étaient ainsi 30 au total, des rameurs, des haltérophiles ou des nageurs notamment, à être concernés par ces multiples procédures enregistrées par le TAS.

Au compte-goutte

Arrivés au compte-goutte pour suivre les Jeux, l'ensemble des membres (une centaine) du CIO, réunis en session jusqu'à jeudi, vont donc eux aussi tourner autour de l'épineuse question russe: combien de sportifs défileront vendredi au Maracana derrière le drapeau bleu-rouge-blanc ? Le ministre russe des Sports Vitali Mutko a indiqué lundi qu'il attendait une réponse avant mardi. Une façon comme une autre de mettre la pression sur le CIO, qui avait annoncé samedi que son panel bouclerait les listes avant vendredi, date de la cérémonie d'ouverture.

Une certitude: ce trio du CIO travaille sous très haute tension, avec la multiplication des appels devant le TAS. Après les nageurs Vladimir Morozov, Nikita Lobintsev et Ioulia Efimova et le lutteur Viktor Lebedev, qui avaient directement saisi ce tribunal pour obtenir leur réintégration, c'est la Fédération russe d'haltérophilie qui est entrée en lice lundi matin, au nom de ses huit leveurs de fonte privés des JO. Et lundi soir ce sont dix-sept rameurs et un pratiquant de canoë russes qui se sont ajoutés à cette liste qui grandit chaque jour.

(L'essentiel/nxp/afp)

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