«J'ai décidé de révoquer, avec effet immédiat, le privilège pour les fédérations sud-africaines d'athlétisme, de cricket, de netball et de rugby d'organiser et d'être candidates à l'organisation de tournois internationaux car elles n'ont pas atteint leurs objectifs de mixité» raciale, a déclaré lundi le ministre sudafricain des Sports, Fikile Mbalula. «Je réexaminerai cette décision au regard des résultats après la saison 2016-2017». L'Afrique du Sud a déjà fait acte de candidature pour organiser le Mondial de rugby de 2023, tout comme la France, l'Irlande et l'Italie.
Mais le patron de la Fédération de rugby sud-africaine, Jurie Roux, espère pouvoir se conformer aux directives de son ministre des Sports en temps et en heure. «L'étude des candidatures (pour le Mondial-2023) doit commencer le mois prochain et ne se terminera que l'année prochaine. Nous espérons d'ici là avoir le droit de participer», a réagi M. Roux. «La mixité (raciale) est un impératif stratégique pour le rugby sud-africain. Nous devons travailler encore plus dur et aller plus vite» dans ce domaine, a-t-il reconnu.
Les Blancs, 9% de la population
Pour renforcer la mixité, la Fédération s'était engagée, sous la pression du gouvernement, à inclure au moins sept joueurs non blancs parmi les 31 sélectionnés pour le Mondial-2015 et au moins cinq joueurs de couleur sur le terrain au cours des matchs. Si le sélectionneur de l'époque, Heyneke Meyer, avait appelé neuf joueurs de couleur, il n'a pas appliqué ces directives en alignant régulièrement une équipe composée de douze joueurs blancs (sur quinze). Heyneke Meyer a depuis été remplacé par Allister Coetzee, un ancien demi de mêlée issu de la minorité métisse qui devra remplir l'objectif du gouvernement d'intégrer 50% de joueurs non blancs d'ici 2019.
Les Blancs représentent en Afrique du Sud moins de 9% de la population, tout comme les métis, l'immense majorité étant noire (80%). D'un strict point de vue sportif, cette évolution ne va pas de soi, les clubs sud-africains alignant régulièrement des équipes majoritairement blanches, 22 ans après la fin officielle du régime d'apartheid.
(L'essentiel/AFP)
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