À l’image d’un Chris Philipps au bord des larmes au coup de sifflet final, les Lions rouges étaient complètement abattus après le match, mardi soir. Bohnert pensait avoir fait le plus dur en égalisant à 3-3 à la 91e minute mais Tonev, d’une frappe splendide, a profité de l’euphorie pour crucifier les Luxembourgeois quelques secondes plus tard. «Des soirées comme ça, ça n’arrive pas souvent dans une carrière. On fait une bonne deuxième période, après il faut être plus costaud dans les minutes qui suivent nos buts», analyse Philipps.
Le milieu de terrain du FC Metz est, comme le reste de ses coéquipiers, passé par toutes les émotions en deuxième période, au cours de laquelle six buts sont tombés, dont trois du côté du Luxembourg. «Mais au final, c’est une soirée cauchemardesque. Je dois avouer qu’il y avait un peu trop d’émotions pour moi. Je n’avais pas de mots après le match, j’étais au bout de moi. C’est dur à expliquer», ajoute le joueur, encore très marqué au moment de retourner à l'hôtel.
La fierté et la rage
«Il y a des sentiments mélangés, avec de la fierté mais aussi de la rage qui est bien plus forte, analyse de son coté Mario Mutsch. Je le répète, on est naïfs, on doit être plus intelligents. Je ne sais pourquoi qu’on prend un but dès qu’on prend l’avantage ou qu’on égalise. Il faut vraiment changer ça» pestait aussi le capitaine.
Le sélectionneur, lui, n’a pas voulu accabler sa troupe. «Je retiens le positif. Nous avons marqué trois buts à l’extérieur et nous n’avons presque jamais été inquiétés défensivement», estime Luc Holtz. «Il faudra toutefois que j’analyse les buts en vidéo pour voir exactement quelles erreurs ont été commises. Mais s'il y avait une justice, nous serions repartis avec au moins un point de Sofia», conclut-il.
(De notre envoyé spécial à Sofia, Philippe Di Filippo/L'essentiel)
Football - Mondial 2018 - «Des soirées comme ça, ça n'arrive pas souvent»
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