Un Russe au moins est certain de ne pas aller aux Jeux de Rio: le ministre des Sports Vitali Moutko. Mais pour les sportifs russes, menacés d'une exclusion collective après le cinglant rapport McLaren sur le «système» de dopage russe lundi, le CIO a décidé de ne rien décider mardi, en se défaussant sur les fédérations internationales.
Après avoir réuni d'urgence en fin de matinée sa commission exécutive, le Comité international olympique (CIO) a donc repoussé une décision attendue par le monde sportif, précisant seulement qu'il allait «explorer les options juridiques» entre une exclusion collective de la Russie des Jeux cariocas et «le droit à la justice individuelle» des sportifs russes. Mais pour la mise en oeuvre de cette éventuelle exclusion, le CIO a botté en touche, se défaussant sur les diverses fédérations sportives internationales, comme l'a déjà fait l'IAAF, la fédération internationale d'athlétisme, qui a suspendu l'ensemble de la Fédération d'athlétisme russe le 17 juin.
Une seule athlète repêchée
Dans son communiqué, le Comité international olympique précise d'ailleurs qu'il va «prendre en considération» l'avis du Tribunal arbitral du sport de Lausanne attendu d'ici jeudi sur l'appel des 68 athlètes russes, qui contestent leur suspension collective par l'IAAF. Pour les autres sports, charge donc aux diverses fédérations internationales de «mener une enquête approfondie». «L'admission de chaque athlète russe devra être décidée par sa Fédération internationale sur la base de l'analyse individuelle des contrôles antidopage auxquels il s'est soumis au niveau international», précise le CIO.
Concrètement, pour l'IAAF, cela avait abouti à repêcher une seule athlète russe pour Rio, la sauteur en longueur Darya Klishina, basée en Floride ! De telles enquêtes devront être menées en coordination avec le travail de l'expert indépendant, Richard McLaren, qui avait dénoncé mardi dans son rapport le «dopage d'Etat» russe, avec la participation «active» des services secrets, souligne le Comité, qui a également créé une commission disciplinaire visant à d'éventuelles sanctions des membres du ministère des Sports russe impliqués.
(L'essentiel/AFP)
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