À trois semaines des jeux Olympiques de Rio, les Jeux d'hiver 2014 reviennent hanter la Russie avec la publication par le Canadien Richard McLaren de son rapport sur les accusations de dopage organisé des sportifs russes à Sotchi avec l'aide des services secrets du Kremlin.
Selon ce rapport, le laboratoire de Sotchi avait mis en place un «système d'escamotage des échantillons positifs». Le ministère des sports russe a «contrôlé, dirigé et supervisé les manipulations, avec l'aide active des services secrets russes».
Lors des Mondiaux d'athlétisme de Moscou en 2013, des échantillons ont été «échangés».
15 médaillés
Richard McLaren, juriste canadien, avait été chargé de cette enquête en mai par l'Agence mondiale antidopage (AMA), suite aux accusations de Grigori Rodtchenkov, l'ancien patron du laboratoire antidopage russe, dans les colonnes du New York Times.
Désormais réfugié aux États-Unis, après avoir démissionné de son poste en novembre, M. Rodtchenkov avait décrit par le menu dans le quotidien américain la façon dont les autorités russes, avec la complicité des services secrets du Kremlin, avaient procédé à l'escamotage des échantillons positifs de plusieurs sportifs russes lors des JO de Sotchi. Ce système de dopage organisé aurait bénéficié à des dizaines d'athlètes russes, dont 15 futurs médaillés olympiques de Sotchi, selon M. Rodtchenkov.
(L'essentiel/AFP)
JO de 2014 - Un «système de dopage d'État» en Russie
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